Introduction

Nous allons voir maintenant que la pédagogie n’est pas neutre et qu’elle joue un rôle important, d’une part, pour la réussite de l’enfant et, d’autre part, pour sa construction :

  • pour sa réussite : si certaines pédagogies favorisent les apprentissages de l’enfant car elles lui permettent d’utiliser au mieux ses capacités naturelles, d’autres au contraire, ne favorisant pas le fonctionnement cérébral naturel, engendrent le cahot dans la construction des connexions cérébrales et engendrent même des dysfonctionnements qui entravent les facultés de l’enfant. Ces pédagogies peuvent aussi entraîner l’enfant vers un échec scolaire jusqu’à le sortir du circuit scolaire sans aucun diplôme, avec l’assurance intime d’être nul ;
  • pour sa construction : au-delà des apprentissages scolaires, les pédagogies influencent le développement général de l’enfant car l’utilisation de pédagogies qui entravent le fonctionnement cérébrale de l’enfant engendre des maux physiques. Nous verrons que les pratiques d’instruction, tout comme la pédagogie en général - soit l’éducation - influence et modèle le développement de l’enfant.

Depuis quelques dizaines d’année, le nombre d’enfant avec des dysfonctionnements et/ou des troubles du comportement a largement augmenté. Les causes réelles sont parfois difficiles à établir par les professionnels qui cherchent des explications cliniques autour de l’enfant ou des explications psychologiques aussi bien chez l’enfant que chez les parents. Alors que, bien souvent, ce sont les méthodes d’enseignement qui ne correspondent pas du tout au fonctionnement cérébral de ces enfants.

Pour bien le comprendre, nous allons nous intéresser aux travaux d’Elisabeth Nuyts, de Ronald Davis et de Béatrice Sauvageot, qui ont tout trois élaboré des méthodes de remédiation efficaces aux différents dysfonctionnements. Nous avons choisis ses trois exemples car plusieurs familles de CISE les ont expérimentées avec succès. Cela admet donc que d’autres méthodes efficaces puissent exister, nous parlons de ce que nous connaissons.

Catherine Chemin