Richesse du langage

Richesse du langage avant d’aborder la lecture

Le rapport du Haut Conseil de l’Education de 2007 déclare que : « la réussite future de tous les enfants que l’école primaire accueille dès l’âge de trois ans repose sur la solidité de leurs premiers acquis ». Or, 40% des enfants qui entrent au CP sont en échec scolaire. D’autre part, ce rapport révèle que les enfants qui réussissent le mieux sont ceux « qui bénéficient à la maison d’un environnement favorable aux premiers apprentissages » car l’école maternelle ne prépare pas correctement les enfants aux apprentissages. C’est le cas pour l’éveil des sens et c’est aussi le cas pour la maîtrise de la langue orale qui conditionne l’ensemble des apprentissages ultérieurs : « On ne peut apprendre à lire qu’une langue qu’on parle déjà », or les enfants manquent bien souvent cruellement de vocabulaire lorsqu’ils abordent l’apprentissage de la lecture. A la lecture du rapport, il apparaît évident, que l’école maternelle ne remplit pas son rôle et a une part de responsabilité importante dans l’échec scolaire. La crèche n’aide pas non plus les enfants à développer leur langage car les adultes sont trop peu nombreux pour reprendre chaque enfant.

Beaucoup d’enfants commencent l’apprentissage de la lecture avec seulement 500 mots de vocabulaire alors que les spécialistes recommandent d’en connaître 2000 à 3000.

Avec l’instruction en famille, nous pouvons leur offrir un environnement favorable à la maîtrise orale de notre langue.

L’apprentissage du langage est d’autant plus important à développer pour les enfants pensant en images et étant plus lents à se construire une pensée langagière. Ce sont les enfants qui parlent plus tard que la moyenne, qui ont du mal à s’exprimer et à faire des phrases, qui ont du mal à comprendre les consignes, qui auraient même tendance à vouloir faire un dessin !

(Voir pensée en images)

Catherine Chemin