Nous avons pris en charge l'instruction de notre fille, suite à deux années catastrophiques dues en particulier à la non-prise en compte de sa lenteur à écrire, au refus de l'institutrice à avoir un échange affectif avec ses élèves. Ces événements se sont soldés par une phobie scolaire avec tous ces symptômes : maux de ventre, perte de confiance en elle, cauchemars, dysgraphie, dépression, blocage lors des contrôles et devant tout travail de lecture comportant un texte de plus de cinq lignes... A 11 ans, notre fille n'arrivait même plus à écrire sur les lignes de son cahier, son écriture était devenue illisible. Après une année passée à la maison, elle a pu reprendre le dessus. Nous ne pensions pas avoir des progrès aussi rapides ! L'instruction en famille lui a permis de se reconstruire, de se retrouver. La décision ne fut pas facile à prendre, car c'était l'inconnu pour nous. Aujourd'hui, elle désire aller au collège ; nous avons choisi un collège "différent" qui suit les enseignements de Freinet, car nous apprécions particulièrement cette pédagogie. Nous sommes contents qu'elle ne soit pas restée sur une mauvaise expérience, mais en même temps navrés que cela ait pu en arriver à ce point. La seule chose que nous regrettons, c'est de ne pas l'avoir fait plus tôt.