Je m'appelle G. et j'ai 43 ans. Ma femme est quelqu'un d'acharné. Elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour que notre fils réussisse à surmonter son handicap. Je l'aide du mieux que je peux pour cela, surtout pour les côtés manuels. Il est sûr qu'elle est meilleur professeur que moi car elle dispose d'un côté psychologue que je n'ai pas. Mais je suis certain qu'à nous 2 nous réussirons à aider notre fils pour lui permettre de lire, de compter et d'avoir un métier dans les mains, même si c'est avec quelques années de retard par rapport à un enfant sans soucis. Notre garçon aime bricoler, il passera sans doute un CAP ou un BEP, sera manuel mais indépendant, et nous sommes et serons fiers de lui. Je suis toujours d'accord quand il s'agit du bien-être de mon fils, de son évolution et de sa future insertion dans la vie professionnelle. L'école à la maison répondait à mes attentes, car il n'y avait plus de moqueries ni de discrimination de la part de ses copains de la classe ou de sa maîtresse de CP qui le punissait à tort, car il avait du mal à comprendre. A la maison, il a des cours adaptés à son rythme et avec autant de répétitions que nécessaire : les progrès sont spectaculaires. Au travail, je ne m'étale pas sur ma vie privée. Notre famille accepte, comprend et soutient notre choix. C'est une expérience très enrichissante que nous nous apprêtons à poursuivre avec ma fille cadette, sa jumelle, dès la rentrée prochaine.