J’ai rencontré une famille qui pratiquait l’instruction en famille (IEF) lorsque mon aînée avait 1 an. La maman appliquait la pédagogie Montessori que j’ai trouvée vraiment géniale et dont la philosophie correspondait vraiment à ce dont j’avais envie. Lorsque mon second a eu 1 an, j’ai commencé à suivre une formation à cette pédagogie. Je n’avais pas encore l’idée d’instruire mes enfants à la maison car j’étais plutôt nulle en orthographe mais je me posais des questions par rapport à la dyslexie très présente du côté de mon mari et la méthode globale trop présente à l’école. La méthode de lecture Montessori étant très simple à mettre en place, j’ai commencé et mon aînée n’a eu aucun souci de dysfonctionnement. Elle savait parfaitement lire à 5 ans ½ et se serait ennuyée en rentrant en CP anticipé. Nous avons continué et décidé à chaque rentrée de poursuivre encore une année de plus. À 17, 15 et 10 ans, mes enfants ont toujours été en IEF. Depuis plusieurs années, c’est leur choix.

Forcément, en tant que parents, nous avons des points forts et des points faibles ! Pour les points faibles en maths ou en français, nous pouvons nous appuyer sur de bonnes méthodes. Personnellement, j’ai réappris la grammaire et la conjugaison en même temps que mon aînée avec Maria Montessori. Pour les autres matières, nous cherchons ensemble ! Aujourd’hui, les supports ne manquent pas entre les librairies, bibliothèques, documentaires… et Internet. L’enfant apprend ainsi à apprendre, à trier les informations, à analyser, résumer… Nous ne suivons pas les programmes officiels, lorsqu’un sujet passionne, nous l’exploitons à fond. Finalement, je me rends compte que mes enfants retiennent énormément. Pour moi, un bon enseignant est quelqu’un qui développe le désir de découvrir et d’apprendre et qui se met à la portée de celui qui apprend : comprendre comment il fonctionne et adapter sa manière de faire. Un parent est parfaitement apte pour cela. D’ailleurs, un parent est très créatif pour arriver à trouver ‘’la’’ meilleure méthode qui convient à son enfant. Et les parents sont en général très compétents pour aider leurs enfants à faire leurs devoirs et éventuellement refaire les leçons !

La socialisation des enfants instruits en famille, question qui hante les détracteurs, est pour moi un faux problème. Comme depuis toujours, ce sont les parents qui socialisent leurs enfants, qui les préparent à la vie en société. Rien de nouveau ! À part peut-être que l’EN aimerait éduquer nos enfants à notre place en nous faisant croire qu’elle a le monopole de la socialisation, mais non ! L’école peut y contribuer, c’est tout. Sa mission est d’instruire.

Je constate que mes enfants sont heureux d’être instruits à la maison, ils sont heureux lorsqu’ils sont en groupe, ont de bonnes relations et sont à l’aise avec tous ceux qu’ils rencontrent, peu importe l’âge.

Chacun de mes enfants a pu développer sa personnalité, ses aspirations et des passions. Ils ont pu le faire car, en étant instruits à la maison, ils ont plus de temps. Ils ne travaillent académiquement que le matin et l’enseignement étant personnalisé, l’organisation est optimisée ; ils avancent à leur rythme et ne subissent pas de pressions, de comparaison, de compétitions ; comme nous ne suivons pas les programmes de l’EN et qu’ils choisissent les sujets qu’ils veulent approfondir, la motivation est optimum, ce qui renforce l’estime de soi.

À l’école, mon second aurait été identifié hyperactif et serait devenu dyslexique. À la maison, nous faisons du ‘’sur mesure’’ afin que les énergies soient canalisées et les dysfonctionnements évités.